Le 11 mars, nous voterons, entre autres, sur la réglementation du prix du livre. La loi fédérale y relative (LPL) permettra de fixer un prix à la baisse pour les livres écrits dans une langue nationale, puis de l’appliquer dans tous les points de vente (grands, petits et sur internet). Issue d’une initiative parlementaire déposée en 2004 par Jean-Philippe Maitre, cette loi est contestée par un référendum, signé surtout par des Alémaniques.
Le livre n’est pas un produit comme les autres, vite consommé puis jeté. Ses feuilles ne sont pas de salade, son titre n’est pas celui de l’actualité d’un jour. Non, le livre est le support de tout notre patrimoine culturel. Il faut donc qu’il puisse se vendre dans un vaste réseau de librairies, en toutes régions et avec le conseil avisé de personnes spécialisées. Pas seulement en grande surface, entre le chèvre et le chou. Et pas seulement sur internet, prix bradé et vendeurs fantômes.
Essentielle pour les lectrices et lecteurs, le maintien d’une offre de livres diversifiée l’est aussi pour les professionnel-le-s, libraires, auteur-e-s, éditrices et éditeurs suisses. Les temps sont durs pour le monde du livre : la crise, les déboires de l’euro, le franc fort et j’en passe entraînent une hausse des prix et une baisse du nombre de librairies en Suisse.
Pour corriger ces deux défauts, comme l’ont fait les pays voisins, votons OUI à la LPL et réglementons le prix du livre ! Il en va de l’avenir de notre diversité culturelle qui, comme chacun-e le sait, n’a pas de prix.


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