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Quel crédit accorder au système financier?

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Ce 14 mars, le Con­seil na­tio­nal débattait, en ses­sion ex­tra­or­dinai­re, des moy­ens de re­stau­rer la crédibilité de la Ban­que na­tio­nale après l’« affaire » Hil­de­brand. Comme je l’ai dit en plénière, c’est aussi la crédibilité de tout notre système fi­nan­cier qui est en jeu.

Un système pour le moins déconnecté de la réalité, qui permet de gagner, en spéculant la nuit - en dormant, quasiment- ce qu’un travailleur ou une travailleuse touche en plusieurs années de labeur. Un système qui, en tout cas, atteint aujourd’hui ses limites : témoin, les crises financières et les inégalités de salaires, très fortes dans la finance (à ce propos, saluons l’adoption, cette session, d’un contre-projet indirect à l’initiative sur les salaires abusifs -par les deux chambres- et d’un contre-projet direct visant à taxer les bonus de plus de 3 millions de francs -par le Conseil national-).

En parlant de crédibilité, quelle est celle des accusateurs de Philipp Hildebrand? Difficile en effet de croire que ceux-ci étaient mus par de nobles motifs d’ordre moral ou légal. Comme par hasard, ce sont les mêmes qui tirent depuis longtemps sur la BNS parce qu’ils ne goûtent que peu à sa politique monétaire. Les mêmes qui n’apprécient pas davantage les positions défendues par l’ancien président de la BNS à l’endroit des « too big to fail ».

 

Comme l’écrit justement et drôlement mon collègue Philipp Müller dans la SonntagsZeitung, le nouveau président de la BNS devrait, pour plaire à ces Messieurs, respecter des interdictions qui ne sont ancrées nulle part, éviter de jouer un rôle international d\'envergure et, surtout, surtout, ne pas avoir de femme, ô horreur indépendante et professionnellement active!


Certes, une telle fonction exige d’être irréprochable, et Madame Hildebrand a fait preuve de désinvolture - même si la transaction en cause ne s’est pas avérée contraire à une quelconque règle-. Mais il est permis de questionner la bonne marche institutionnelle d’un système où quelques puissants font tomber quelqu’un de compétent, pour des motifs qui tiennent plus de la jalousie que du respect des institutions. Tout en entretenant, à coup de discours populistes, la méfiance envers ces mêmes institutions et en refusant d’agir pour assainir, en profondeur, le système financier.

Agir, c’est ce qu’il nous faut faire pour rétablir la crédibilité de la BNS. A côté du nouveau règlement interne approuvé par la banque, le Conseil fédéral a instauré un groupe de travail chargé de plancher sur les règles visant à prévenir l’utilisation abusive d’informations privilégiées au sein de l’administration et des entreprises autonomes de la Confédération. Cette démarche va dans le bon sens. Car des polémiques telles que l’affaire Hildebrand sont nuisibles aux institutions et, au final, à toute la Suisse.


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