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Et si on parlait des free-riders de l'AVS? Réforme créative

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Une nouvelle réforme AVS s'annonce. On considère que puisque dans le passé les hommes et les femmes avaient un âge de retraite équivalent, il est légitime aujourd'hui de revenir à cette égalité face aux conditions de retraite. Je ne veux pas m'attarder trop longuement sur la pertinence de cet argument "historique".

Histori​quement en effet, l'Eglise brûlait les femmes considérées comme des sorcières sur des bûchers. Quelle femme a envie de retourner vers ces pratiques historiques vérifiées? Aujourd'hui encore de jeunes épouses, parfois la deuxième ou la troisième (ce qui n'est déjà pas chic pour la première, puis la deuxième), suivent leur mari dans leur mort. Une pratique constatée déjà à l'époque d'Alexandre le Grand en Macédoine, aujourd'hui territoire de l'Union Européenne. Aujourd'hui encore, les femmes se voient refuser le droit de mettre un pied sur la terre sacrée du Mont Athos, lieu de pèlerinage orthodoxe. Passons donc sur la validité de l'argument historique.

En somme, historiquement, nous sommes toujours les égales (voire plus) des hommes en termes d'obligations - mais en en termes de droits... Par exemple, droit à la carrière tout en étant une maman épanouie! "Il faudrait quand même que les femmes se décident entre enfants et travail, elles ne peuvent pas tout faire - ce serait trop" Mais ce n'est jamais trop pour un homme.

Donc on veut relever l'âge de la retraite des femmes - sans égard aucun ou sans conditions spéciales pour les femmes cheffes de foyer monoparentaux.

Hors le financement de l'AVS repose sur deux facteurs : 

a) les cotisations AVS et le complément fédéral

b) le renouvellement de la population, la fécondité, l'évolution démographique

Donc je vous demande POURQUOI personne ne se penche sur le renouvellement de la population, mais tout le monde se concentre pour trouver des solutions à l'AVS sur les cotisations? Et pourquoi PERSONNE ne se rend compte que les adultes non parents sont en fait des free-riders (passagers clandestins) qui contribuent uniquement avec les cotisations sociales à leur future retraite, mais ne paient pas de leur personne pour mettre des enfants au monde, et les élever au mieux de leurs capacités et convictions? Les coûts d'un enfant en Suisse sont estimés à 1 mio de CHF, 2 mio de CHF pour 2 enfants, et moins de 3 mio de CHF pour 3 enfants, en raison d'économies d'échelle.

Donc les parents contribuent doublement au financement de l'AVS : 

a) via leurs cotisations AVS

b) via leur coûteuse progéniture qui contribue au renouvellement des générations et rend cette fameuse solidarité intergénérationnelle possible.

Les non-parents sont en fait des passagers clandestins pour ce qui est du point b). Ils profitent de prestations auxquelles ils ne contribuent que partiellement, uniquement via leur cotisation.

Voilà donc comment inciter au renouvellement démographique indigène et local : faisons dépendre le versement d'une rente AVS de la contribution personnelle aux DEUX facteurs qui permettent le maintien de ce système AVS, et décrétons que les NON parents recevront 0% de la rente AVS à laquelle leurs cotisations leur donnerait droit, les parents d'1 enfant 50% de la rente AVS à laquelle leurs cotisations leur donneraient droit, les parents de 2 enfants 100% de la rente AVS à laquelle leurs cotisations leur donneraient droit, les parents de 3 enfants 120% à 150% de rente AVS en fonction du taux de fécondité visé par la Suisse. Pour les parents de 4 enfants ou plus, il faudrait calculer si ces parents devraient être soutenus ou plutôt découragés.

Et voilà comment agir sur la natalité en Suisse en économisant de l'argent, sans coûts supplémentaires pour la Suisse. Les jeunes générations seront incitées à penser à leur renouvellement - la liberté restera entière - les jeunes générations pourront encore opter pour 0 enfant et carrière à fond, avec gros salaire à la clé et cotisations AVS élevées, mais le prix de ce choix pour les jeunes générations sera plus lourd qu'actuellement, où tout dans notre société incite à renoncer à avoir des enfants, pour faire carrière, gagner en pouvoir et prestige - au détriment de notre société en fin de compte...

Quel(le)s seront les politicien(ne)s qui mèneront campagne sur ce sujet encore vierge...? Y aurait-il un tabou, une loi du silence à briser en Suisse...? Prouvez-moi que non, que les idées nouvelles ou radicales ont encore une chance de voir le jour dans notre pays pétri de traditions.


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