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Le voile à l'école

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Avez-vous déjà rencontré une jeune fille, à l’aube de la puberté, dont la chevelure était recouverte d’un voile? Probablement pas. Cette image est certes rare en Suisse mais existe bel et bien. En effet, plusieurs cantons se sont retrouvés confrontés à cette situation. Que faire, l’interdire ou l’autoriser ? Cette question concernant le port du voile prescrit par l’islam à l’école obligatoire s’est alors posée. D’aucuns pensent que l’interdiction est insoutenable car elle violerait la liberté religieuse, liberté garantie par notre Constitution fédérale. La liberté religieuse est un droit fondamental composé de deux protections : la liberté de conscience interne et la liberté de manifestation externe. La liberté de conscience interne est le noyau intangible de la liberté religieuse. Autrement dit, l’État ne peut restreindre ce droit. Tandis que l’autre volet de protection, à savoir la protection de la liberté externe de sa religion, peut se voir frappé d’une restriction si un intérêt public prépondérant le justifie. Le voile, selon la perception doctrinale de l’islam, a notamment pour fonction de recouvrir les parties de la femme susceptibles d’attirer un homme. Il constitue un engagement ad vitam de la femme envers son dieu qui débute généralement dès l’apparition des premières règles. Nous nous retrouvons donc confrontés à un premier problème : la majorité religieuse est à 16 ans selon le droit positif suisse. Avant cet âge, la compétence revient aux parents. Il est donc tout à fait possible que des parents imposent le port du voile à leur jeune fille, qui se retrouve donc engagée non pas par sa propre conscience mais par celle de ses parents. Cela dit, il est également probable que la jeune fille en question ait une capacité de discernement suffisante et qu’elle choisisse librement de le porter avec l’accord de ses parents. Malgré ces considérations, un second problême vient se grever : la majorité sexuelle est fixée à 16 ans selon le droit positif suisse. Cette norme a été établie pour protéger le développement des mineurs. Une personne n’est donc pas sensée avoir une attirance sexuelle à l’égard d’un adolescent de moins de 16 ans. Le cas contraire serait de la pédophilie, sauf quelques exceptions qui consistent à protéger les amours juvéniles (3ans de différence). « L’art » de porter le voile comprend l’idée de cacher toutes les parties du corps de la femme qui pourraient éveiller des ardeurs sexuelles chez un homme. Ceci signifie qu’une jeune fille de moins de 16 ans qui porte le voile et couvre, par conséquent, ses épaules, ses jambes, ses cheveux et son cou serait susceptible d’exciter un homme en se découvrant. Il est donc tout à fait légitime et nécessaire d’agir face à cette incohérence aberrante. D’après le tribunal fédéral, le port du voile concerne la liberté de manifestation externe de la religion. Il est donc possible de restreindre cette dernière si un intérêt public le justifie. Or, la protection du développement des mineurs et la lutte contre la pédophilie sont des finalités très importantes qui justifieraient l’interdiction totale du voile aux mineures de moins de 16 ans. De plus cette loi serait tout à fait proportionnée car à 16 ans la femme restera libre de son choix.


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