La « Blockchain », pour faire simple, c’est une succession de blocs de données — informations contenant les différentes transactions — créée par des particuliers, que l’on appelle « mineurs ». Toutes ces données sont générées par des milliers de « mineurs » dans plus de 85 pays sur tous les continents.

Ensuite, ces informations, créées indépendamment les unes des autres, forment un registre public consultable et infalsifiable. En effet, si la moindre information est modifiée, effacée ou altérée, le système invalide l’intégralité de cette chaîne d’informations. De plus, il faut savoir que chaque bloc créé, validé et horodaté est ajouté à cette chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le destinataire ainsi que pour l’ensemble du réseau.

De surcroit, ce système de vérification autonome et décentralisé ne permet à personne ni à aucune entité étatique ou privée de modifier la moindre donnée d’un bloc de cette chaîne sans que le système ne le sache. En cas de modification, cette chaîne serait invalidée et les « mineurs », ainsi que le destinataire final, informé de l’altération des données.

Nous savons, dans les grandes lignes, comment fonctionne la « Blockchain » ; mais à quoi sert cette chaîne d’informations infalsifiables créée par des particuliers à travers le monde ? Ce certificat numérique validera l’authenticité de documents administratifs, tels qu’un acte de naissance, un permis de conduire ou encore un acte de propriété de bien immobilier. Il peut également servir à certifier la qualité de matières premières dans nos industries, l’authenticité de marchandises comme des montres ou des médicaments ou à valider la conformité de pièces usinées.

Pour finir, cette technologie, inventée initialement pour créer la fameuse crypto monnaie « Bitcoin », n’a cessé de démontrer sa fiabilité et son invulnérabilité, car elle est décentralisée et, de ce fait, n’est entre aucune main ni entité susceptibles d’être piratée ou corrompues, ce qui lui confère un intérêt certain pour lutter contre la criminalité organisée, mais aussi contre la corruption. Cependant, cette anonymisation est le revers de la médaille, car paradoxalement elle permet aux criminels – qui demandent à se faire payer en crypto monnaie – d’échapper bien souvent aux yeux de la justice ce qui implique une politique et des moyens conséquents contre la cybercriminalité. Néanmoins, cette technologie de la «Blockchain» est aussi source de confiance pour tous et en tout temps, ce qui n’a pas de prix.

Sandro Patronaggio